• La Stratégie du Choc

    La Startégie du Choc


    Naomi Klein :

    Mon avis :

    Un livre extraordinaire qui dénonce des événements sordides!
    Ce livre est à la fois une mine d’information et une bombe lancée contre le néolibéralisme.
    Ladite bombe n’aura probablement et malheureusement que peu d’impact puisque son éclat ne sera pas relayé par « nos » médias et que trop rares seront les lecteurs. En tous cas cette œuvre fait redécouvrir notre histoire politique et économique des 35 dernières années sous un nouveau jour. Après sa lecture, le conspirationnisme (ou stratégie cachée) des néo-conservateurs pour imposer les idéologies de Milton Friedman aux populations du monde ne fait plus aucun doute. Tout comme le fait que ce courant de pensée ne peut pas se développer sans utiliser ou créer des crises, des chocs ! C’est la stratégie du choc qui permet son extension et c’est d’ailleurs en ces thermes que la qualifie les économistes de Chicago ! Peut importe les morts, les tortures, la pauvreté et les injustices générés, ce qui compte pour ces économistes criminels et fanatiques c’est la réalisation de leur utopie, l’avènement d’une page blanche sur le monde pour pouvoir s’enrichir sans aucune entrave. Le volume imposant de cet ouvrage invite à la comparaison avec un pavé ou une brique, espérons que cela soit un pavé digne de ceux de Mai 68, et la première brique d’un édifice construit sur la base des trois mots devise de la France.


    Résumé :

    Qu'y a-t-il de commun entre le coup d'état de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l'effondrement de l'Union soviétique, le naufrage de l'épopée Solidarnösc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l'Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri-Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l'année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux - Abou Ghraib ou Guantanamo, aujourd' hui ? Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l'avènement d'un 'capitalisme du désastre'. Approfondissant la réflexion entamée avec son best-seller, No logo Naomi Klein dénonce, ici, documents à l'appui, l'existence, depuis plus d'un demi-siècle, de stratégies concertées pour assurer la prise de contrôle de la planète par les multiples tenants d'un ultralibéralisme qui a systématiquement mis à contribution crises, désastres ou attentats terroristes - et qui n'a pas hésité, du Chili de Pinochet à Guantanamo - à recourir à la torture sous diverses formes pour substituer aux acquis des civilisations et aux valeurs de démocratie la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation.
    Remarquablement conduite et documentée, cette histoire secrète du libre marché, qui dessine une nouvelle éthique de l’investigation journalistique, s’affirme comme une lecture indispensable pour évaluer les enjeux des temps présent et à venir, vis-à-vis desquels les citoyens du monde portent, ensemble, une responsabilité impossible à déléguer.


    Extraits :

    En février 1993, le Canada était en proie à une catastrophe financière. C’est du moins ce que laissaient croire les journaux et les émissions de télévision. « Crise de la dette à l’horizon », proclamait une immense manchette à la une du quotidien national de la langue anglaise, The Globe and mail ; […] « nos vies seront radicalement transformée » La seule solution, nous dit-on, consistait à sabrer dans les programmes comme l’assurance chômage et les services de la santé. Deux ans après […] la journaliste d’enquête Linda Mc Quaig montra de façon décisive que le sentiment d’urgence avait été créé de toutes pièces et exploité par une poignée de think tanks financés par les plus grandes banques et sociétés du Canada.


    En septembre 1995, dans une vidéo fournie sous le manteau à la presse canadienne, on vit John Snobelen, ministre de l’éducation de l’Ontario, affirmer, à l’occasion d’une réunion de fonctionnaires tenue à huis clos, qu’il fallait créer un climat de panique avant d’annoncer des compressions dans le domaine de l’éducation et d’autres mesures impopulaires. Il convenait de laisser filtrer des informations donnant à redouter une situation si sombre qu’ « il préférait ne pas en parler ».


    C’est au Etats-Unis que le renversement est le plus frappant : en 1980, au moment ou Ronald Reagan amorça la croisade friedmannienne, les PDG gagnaient 43 fois plus que le travailleur moyen ; en 2005, les PDG touchaient 411 fois plus.


    Aux premiers jours de la croisade de Chigago, on trouve un sinistre exemple de cette stratégie dans les documents déclassifiés concernant le Chili. Malgré la campagne de propagande financée par la CIA dans laquelle Allende était présenté comme un dictateur à la mode soviétique, Henry Kissinger, dans une note de service adressée à Nixon en 1970, exposait les véritables craintes de Washington au sujet de sa victoire électorale : « L’élection et la réussite d’un gouvernement marxiste au Chili auraient certainement un impact sur d’autres régions du monde _ en particulier l’Italie – et pourraient même servir de précédent. L’imitation du phénomène ailleurs transformerait en profondeur l’équilibre du monde et donc la place que nous y occupons. »




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