• Dans une société française où la dictature de la pensée unique est à la fois un outil de contrôle des masses et la seule vision admissible pour 80% de la population, il est  assez fréquent de se sentir un peu seul et incompris. Alors il est plus qu’agréable de tomber sur un bouquin dont l’auteur partage les mêmes idées et analyses que soi.

    Johan Livernette signe ici un deuxième ouvrage très agréable à lire. Il amène à la compréhension de la société et apporte beaucoup de chaleur, d’humour, de sincérité et de punch. Un vrai bonheur que de voir un trentenaire qui ne soit pas lobotomisé par des loisirs sans fond et souvent pervers, un trentenaire qui trouve encore qu’avancer dans la vie ce n’est pas consommer, mais s’élever intellectuellement voir spirituellement et surtout partager, partager avec l’autre.

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  • "Comment les riches détruisent la planète?"
    Hervé Kempf

     

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    Comment les riches détruisent 


    Auteur :voir Wikipédia

    Mon avis :

    Quels sont les éléments qui témoignent de la main mise d’une oligarchie sur le monde ? Quelles dérives sécuritaires mettent nos démocraties en danger ? Comment l’écosystème est détruit au motif de la recherche du profit ? Ce livre bien documenté et très intéressant répond à ces questions et en soulève d’autres notamment celle de savoir vers quel futur douloureux nous dirigent les oligarques.


    Résumé :

    Nous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d’orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C’est un défi magnifique, mais redoutable. Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s’impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l’idéologie néo-libérale ne sait plus que s’auto-célébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d’influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.
    Cette représentation du monde n’est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l’injustice, sous-estime la gravité de l’empoisonnement de la biosphère, promeut l’abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures.
    Pour l’auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète.
     


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  • "Putain de Guerre"

    Joshua Key

     

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    Putain de Guerre

     

    Mon avis :

    Un bouquin qui vous permet de pénétrer la guerre d’Irak de l’intérieur. Vous partagerez la vie, les tourments et les remises en question personnelles de Joshua Key face à l’abomination d’une guerre dont il ne saisit pas la finalité. Ce livre ne rentre pas dans une analyse géopolitique qui permettrait d’intégrer les vraies raisons de ce conflit, il témoigne du fait que même dans les rangs américains on constate que les choses ne sont pas celles avancées par Bush. Un très bon livre, humain et dénonciateur des atrocités commises par l’armée américaine. Un livre vraiment agréable à lire.


    Résumé :

    « Je n’aurais jamais cru que j’allais perdre mon pays ni imaginé qu’il m’abandonnerait. J’ai été élevé en bon patriote américain, j’ai appris à respecter mon gouvernement et à croire en mon Président. Il y a dix ans à peine, je jouais au football au lycée, je vivais dans une caravane avec ma mère et mon beau-père, je bossais et j’espérais fonder une famille dans la seule ville que je connaissais à ce moment là : Guthrie dans l’Oklahoma, dis mille habitants. A l’époque, j’aurais éclaté de rire si on m’avait dit que j’allais vivre la vie d’un fugitif et que j’allais faire de ma femme et de mes enfants des exilés quand nous fuirions les Etats-Unis en franchissant la frontière canadienne.
    Voici l’histoire de ce que j’ai infligé au peuple irakien et de ce que j’ai vu mes compatriotes américains lui infliger. Pourquoi j’ai déserté et pourquoi je suis devenu un hors-la-loi dans mon propre pays. Mais je ne le suis plus et jamais je ne le redeviendrais. »

     


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  • "Orient et Occident"
    René Guénon




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    Orient et Occident

     

    Auteur :
    Mon avis :

    Difficile, soutenu, long, tourne en rond, nombreuses sont les critiques qui viennent pendant la lecture d’ « Orient et Occident ». Où René Guénon veut-il en venir ? Pourquoi ne donne-t-il pas d’éléments plus concrets ?
    Mais la dernière page tournée, et quelques minutes de réflexion passées, on réalise que cet ouvrage est un véritable travail de sape de nos convictions occidentales. Son but est de nous ouvrir à un autre mode de fonctionnement, celui de l’Orient. Un autre mode de vie qui passe par un développement de facultés intellectuelles insoupçonnées en Occident. Mais ce mode de vie, ces facultés ne sont à aucun moment clairement explicités. On y voit d’abord un défaut, pour y voir enfin une volonté utile. Avant de s’engager dans la découverte de « l’intellectualité vraie », il faut éliminer nos préjugés et dépasser notre forme de compréhension ou devrais-je dire, d’appréhension de notre environnement. Et c’est là que ce livre trouve son rôle, non dans l’explicitation des éléments à découvrir, mais dans le premier travail de destruction de nos barrières psychologiques.
    Usant et déroutant de son long, efficace à son terme, ce livre écrit en 1924 est d’une incontestable actualité, et les craintes énoncées par René Guénon s'avèrent aujourd'hui en partie réalisées. L’inquiétude qui pourtant ne devrait pas en être une, est que la chute annoncée du monde moderne tel que nous le connaissons n’a pas encore eu lieu, et aujourd’hui encore plus qu’en 1924 il serait difficile de croire que les choses peuvent continuer ainsi…

    Je vous invite tous à lire les quelques extraits suivants, vous y trouverez sans doute de nombreux liens à établir avec notre actualité et notre histoire, mais vous y sentirez surtout les implications pour notre avenir commun.




    Extraits :

    « Comme ces causes sont précisément en même temps, celles qui empêchent toute entente entre l’Orient et l’Occident, on peut retirer de leurs connaissances un double bénéfice : travailler et préparer cette entente, c’est aussi s’efforcer de détourner les catastrophes dont l’Occident est menacé par sa propre faute ; »

    « chez eux, l’esprit de conquête se déguise sous des prétextes « moraliste », et c’est au nom de la « liberté » qu’ils veulent contraindre le monde entier à les imiter ! »

    « , étant donné l’état d’anarchie intellectuelle dans lequel est plongé l’Occident, tout se passe comme s’il s’agissait de tirer du désordre même, de tout ce qui s’agite dans le chaos, tout le parti possible pour la réalisation d’un plan rigoureusement déterminé. »

    « L’immuable, ce n’est pas ce qui est contraire au changement, mais ce qui lui est supérieur, de même que le « suprarationnel » n’est pas l’ « irrationnel » ; il faut se défier de la tendance à arranger les choses en oppositions et en antithèses artificielles, par une interprétation à la fois « simpliste » et systématique, qui procède surtout de l’incapacité d’aller plus loin et de résoudre les contrastes apparent dans l’unité harmonique d’une véritable synthèse. »


    « L’Occident, mais spécialement l’Occidental moderne, apparaît comme essentiellement changeant et inconstant, comme voué au mouvement sans arrêt et à l’agitation incessante, et n’aspirant d’ailleurs point à en sortir ; son état est, en somme, celui d’un être qui ne peut parvenir à trouver son équilibre, mais qui, ne le pouvant pas, refuse d’admettre que la chose soit possible en elle-même ou simplement souhaitable, et va jusqu’à tirer vanité de son impuissance. »

    « et tout ce que nous voyons confirme bien que progrès matériel et décadence intellectuelle se tiennent et s’accompagne ; »

    « Que l’on songe à l’incessant perfectionnement des moyens de destruction, au rôle de plus en plus considérable qu’ils jouent dans les guerres modernes, aux perspectives peu rassurantes que certaines inventions ouvrent pour l’avenir, et l’on ne sera guère tenté de nier une telle possibilité ; du reste, les machines qui sont expressément destinées à tuer ne sont pas les seules dangereuses. Au point où les choses en sont arrivées dès maintenant, il n’est pas besoin de beaucoup d’imagination pour se représenter l’Occident finissant par se détruire lui-même, soit dans une guerre gigantesque dont la dernière ne donne encore qu’une faible idée, soit par les effets imprévus de quelque produit qui, manipulé maladroitement, serait capable de faire sauter, non plus une usine ou une ville, mais un continent. Certes, il est encore permis d’espérer que l’Europe et même l’Amérique s’arrêteront dans cette voie et se ressaisiront avant d’en être venues à de telles extrémités ; de moindres catastrophes peuvent leur être d’utiles avertissements et, par la crainte qu’elles inspireront, provoquer l’arrêt de cette course vertigineuse qui ne peut mener qu’un abîme. »

    « Pour quiconque a le courage de voir les choses telles qu’elles sont, la conquête coloniale ne peut, pas plus qu’aucune autre conquête par les armes, reposer sur un autre droit que celui de la force brutale ; qu’on invoque la nécessité, pour un peuple qui se trouve trop à l’étroit chez lui, d’étendre son champ d’activité, et qu’on dise qu’il ne peut le faire qu’au dépens de ceux qui sont trop faibles pour lui résister, nous le voulons bien, et nous ne voyons même pas comment on pourrait empêcher que des choses de ce genre se produisent ; mais que, du moins, on ne prétende pas faire intervenir là-dedans les intérêts de la « civilisation », qui n’ont rien à y voir. C’est là ce que nous appelons l’hypocrisie « moraliste » : inconsciente dans la masse, qui ne fait jamais qu’accepter docilement les idées qu’on lui inculque… »

    « elle éviterait la catastrophe que nous envisagions en premier lieu, puisque la civilisation occidentale, redevenue normale, aurait sa place légitime parmi les autres, et qu’elle ne serait plus, comme elle l’est aujourd’hui, une menace pour le reste de l’humanité, un facteur de déséquilibre et d’oppression dans le monde.»

    Orient et Occident

     

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  • La Stratégie du Choc de Naomie Klein

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    La Startégie du ChocMon avis sur ce super bouquin :


    Un livre extraordinaire qui dénonce des événements sordides!
    Ce livre est à la fois une mine d’information et une bombe lancée contre le néolibéralisme.
    Ladite bombe n’aura probablement et malheureusement que peu d’impact puisque son éclat ne sera pas relayé par « nos » médias et que trop rares seront les lecteurs. En tous cas cette œuvre fait redécouvrir notre histoire politique et économique des 35 dernières années sous un nouveau jour. Après sa lecture, le conspirationnisme (ou stratégie cachée) des néo-conservateurs pour imposer les idéologies de Milton Friedman aux populations du monde ne fait plus aucun doute. Tout comme le fait que ce courant de pensée ne peut pas se développer sans utiliser ou créer des crises, des chocs ! C’est la stratégie du choc qui permet son extension et c’est d’ailleurs en ces thermes que la qualifie les économistes de Chicago ! Peut importe les morts, les tortures, la pauvreté et les injustices générés, ce qui compte pour ces économistes criminels et fanatiques c’est la réalisation de leur utopie, l’avènement d’une page blanche sur le monde pour pouvoir s’enrichir sans aucune entrave. Le volume imposant de cet ouvrage invite à la comparaison avec un pavé ou une brique, espérons que cela soit un pavé digne de ceux de Mai 68, et la première brique d’un édifice construit sur la base des trois mots devise de la France.


    Résumé :

    Qu'y a-t-il de commun entre le coup d'état de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l'effondrement de l'Union soviétique, le naufrage de l'épopée Solidarnösc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l'Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri-Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l'année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux - Abou Ghraib ou Guantanamo, aujourd' hui ? Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l'avènement d'un 'capitalisme du désastre'. Approfondissant la réflexion entamée avec son best-seller, No logo Naomi Klein dénonce, ici, documents à l'appui, l'existence, depuis plus d'un demi-siècle, de stratégies concertées pour assurer la prise de contrôle de la planète par les multiples tenants d'un ultralibéralisme qui a systématiquement mis à contribution crises, désastres ou attentats terroristes - et qui n'a pas hésité, du Chili de Pinochet à Guantanamo - à recourir à la torture sous diverses formes pour substituer aux acquis des civilisations et aux valeurs de démocratie la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation.
    Remarquablement conduite et documentée, cette histoire secrète du libre marché, qui dessine une nouvelle éthique de l’investigation journalistique, s’affirme comme une lecture indispensable pour évaluer les enjeux des temps présent et à venir, vis-à-vis desquels les citoyens du monde portent, ensemble, une responsabilité impossible à déléguer.


    Extraits :

    En février 1993, le Canada était en proie à une catastrophe financière. C’est du moins ce que laissaient croire les journaux et les émissions de télévision. « Crise de la dette à l’horizon », proclamait une immense manchette à la une du quotidien national de la langue anglaise, The Globe and mail ; […] « nos vies seront radicalement transformée » La seule solution, nous dit-on, consistait à sabrer dans les programmes comme l’assurance chômage et les services de la santé. Deux ans après […] la journaliste d’enquête Linda Mc Quaig montra de façon décisive que le sentiment d’urgence avait été créé de toutes pièces et exploité par une poignée de think tanks financés par les plus grandes banques et sociétés du Canada.


    En septembre 1995, dans une vidéo fournie sous le manteau à la presse canadienne, on vit John Snobelen, ministre de l’éducation de l’Ontario, affirmer, à l’occasion d’une réunion de fonctionnaires tenue à huis clos, qu’il fallait créer un climat de panique avant d’annoncer des compressions dans le domaine de l’éducation et d’autres mesures impopulaires. Il convenait de laisser filtrer des informations donnant à redouter une situation si sombre qu’ « il préférait ne pas en parler ».


    C’est au Etats-Unis que le renversement est le plus frappant : en 1980, au moment ou Ronald Reagan amorça la croisade friedmannienne, les PDG gagnaient 43 fois plus que le travailleur moyen ; en 2005, les PDG touchaient 411 fois plus.


    Aux premiers jours de la croisade de Chigago, on trouve un sinistre exemple de cette stratégie dans les documents déclassifiés concernant le Chili. Malgré la campagne de propagande financée par la CIA dans laquelle Allende était présenté comme un dictateur à la mode soviétique, Henry Kissinger, dans une note de service adressée à Nixon en 1970, exposait les véritables craintes de Washington au sujet de sa victoire électorale : « L’élection et la réussite d’un gouvernement marxiste au Chili auraient certainement un impact sur d’autres régions du monde _ en particulier l’Italie – et pourraient même servir de précédent. L’imitation du phénomène ailleurs transformerait en profondeur l’équilibre du monde et donc la place que nous y occupons. »


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